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Exclusif : le test du « New joiner survival kit » de PWC

Posté dans Le monde de l'audit le January 19th, 2008

Le formatage des nouveaux venus commence dès le premier jour…

Septembre et janvier sont traditionnellement les saison des arrivages de juniors et stagiaires tout frais au sein des cabinet d’audit, et plus particulièrement dans les « big four » (PWC, Deloitte, Y&Y et KPMG).

Afin de formater tout ça correctement et pouvoir les envoyer en clientèle sans crainte d’une bourde de débutant, PWC a mis au point une méthode de lavage de cerveau bien à elle pour armer les petits nouveaux et les préparer à affronter les méchants comptables, les méchants auditeurs interne de la banque qu’ils contrôlent, et le méchant personnel des clients en général.

Il s’agit d’un petit bouquin d’environ une centaine de pages, sobrement appelé « New joiner survival kit », et qui liste toute une série de situations et potentiellement inconfortables en clientèle, et le meilleur moyen de s’en tirer. Par exemple, admettons que l’auditeur se retrouve face à un comptable qui fait semblant de ne pas comprendre la question qu’on lui pose, que faire ?

Bien que n’étant plus un débutant depuis longtemps, et bien que ne travaillant pas forcément chez PWC (ou bien si ?), je ne résiste pas à vous livrer quelques morceaux choisis au hasard.

Extrait du « New joiner survival kit », page 41 :

Situation : chaque fois que vous tentez d’aller voir le comptable pour lui poser une question, il est au téléphone. Vous commencez à le soupçonner de le faire exprès.

Interprétation : Le comptable se fout probablement de votre gueule. Pour en avoir le cœur net, faites l’expérience suivante : éloignez-vous hors de sa vue, puis revenez à pas de loups, sans vous faire voir. Si le comptable a comme par hasard raccroché, et rit à gorge d »ployée avec ses collègues, en se donnant de grosses claques sur les cuisses, tout en essayant d’imiter, entre 2 éclats de rire, la tronche d’un auditeur frustré, eh bien pas de toute, il se fout de votre gueule.

Solution : La prochaine fois que vous venez ayez la présence d’esprit d’avoir un gobelet d’eau à la main. S’il est encore au téléphone, attendez 2 ou 3 minutes à côté de lui, en le regardant fixement. S’il ne daigne toujours pas raccrocher, posez votre gobelet d’eau sur son bureau, puis d’un mouvement nonchalant, renversez lui sur le pantalon. Ca devrait le calmer et lui faire comprendre qu’avec vous, et avec PWC, on ne plaisante pas.

Ahurissant tout ça, non ? Et dire que c’est véridique. Je vous en livrerai encore quelques morceaux dans les prochaines jours, on ne sait jamais ça pourra vous être utile…

A lire par ailleurs, pour en savoir plus sur tout ce beau monde:

 

Malaga: chronique d’un séminaire comme les autres

Posté dans Le monde de l'audit le August 19th, 2007

Ce qu’il y a de bien avec les boites qui ont de l’argent à claquer (comme les big four), ce sont les séminaires d’été pour managers.

Cette année c’était Malaga, pour 2 jours de réflexion intensives sur la stratégie de la boite et le management en général.

Dimanche, vers 15h: le balais de BMW déboule dans le parking, conduites par tous les petits clones de jeunes cadres dynamiques qui, pour une fois, ont troqué le costar sombre pour le “smart casual dressing code”, c’est à dire grosso modo tout ce que vous voulez sauf un jean. Tout ce beau monde, après avoir garé son bolide gris ou noir, grimpe dans le car, et direction l’aéroport

Dimanche, 16h35: Embarquement dans le boeing 737 de Luxair, qui n’est même pas en retard. C’est parti pour 2h30 de vol. A bord, l’ambiance est bon enfant. A peu près personne n’a pris la peine de lire les documents de préparation aux sois-disant réunions qui doivent se tenir dans un grand hotel sur place.

Dimanche, 19h30: arrivé à Malaga. Il fait dans les 35° à l’ombre, ça nous change de Luxembourg. Un car nous emmène direct à l’hotel, ou nos chambres individuelles à 500 EUR la nuit nous attendent.

Dimanche, 20h30: On bouffe. Et bien, même. Menu 4 services, pinard, fromage, tout le tra là là. Après le diner, certains trouvent encore la force de s’enfoncer dans els rues animées de la ville pour claquer un peu de tune dans divers bars branchés, tune qu’ils se feront ensuite rembourser sous forme de notes de frais…

Lundi, 9h00: petit déjeuner, tranquille.

Lundi, 10h: Séminaire. Les parners nous parlent stratégie, chiffres, parts de marché. Rien d’intéressant, c’est de l’autopromotion en bonne et due forme. J’en profite pour piquer un somme, les yeux ouverts.

Lundi, 12h00: Déjeuner dans un grand restaurant. Menu 4 services, pinard, fromage. Je sens que l’après-midi va être longue…

Lundi, 14h30: Reprise du séminaire. On nous met à contribution pour proposer des idées pour améliorer tel ou tel aspect de la boite. J’en profite pour dormir dans un coin, comme la plupart de mes collègues.

Lundi 19h30: diner dans un grand restaurant. Menu 4 services, fromage, pinard. Je pars me coucher direct après.

Mardi, 9h30: après le petit déjeuner, quartier libre pour la journée. Seule contrainte: être présent à 13h et 20h au restaurant pour le menu 4 ou 5 services, pinard, fromage. J’en profite pour essayer de visiter un peu la ville, un peu de culture ne me fera pas de mal. Je fais quelques photos et je me balade un peu sur le port le matin. Après midi, farniente sur la plage. On est pas venu à la costa del sol pour marcher toute la journée, quand même. Je rentre me coucher vers 23h

Mercredi, 9h35: après le petit déjeuner, on reprend l’avion pour Luxembourg. Ma BM m’attend, sagement garée entre la grise et la noire. La plupart de mes collègues rentrent chez eux faire un brin de toilette. Ils reviendront au bureau cet après midi. Moi je rentre, je suis en congé cette semaine. Faut bien se reporser un peu de temps en temps, non?

A lire par ailleurs, pour en savoir plus sur tout ce beau monde:

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PWC rachète un bar à salsa

Posté dans Le monde de l'audit le July 29th, 2007

Figurez-vous que lundi dernier, je faisais une petite escale à Paris. Et lorsque je passe par la grande ville, j’essaie toujours de passer faire un petit coucou à d’anciens codétenus compagnons d’audit de l’endroit. Alors comme je venais d’apprendre par une fuite indiscrète le rachat par PWC Paris du bar « L’Escale », situé à un jet de pierre de ses bureaux de Neuilly-sur-Seine, pour le convertir en club privé réservé à ses employés, vous vous doutez bien que je n’ai pas pu manquer l’occasion d’aller tester ça pour vous.

Bon d’emblée, ce qui est clair c’est que désormais, les joyeux fêtards qui se réunissaient dans cet ex-pub latino autour de dessins indiens et d’une musique cubaine vont connaître de petits changements. Premièrement, fini la musique cubaine, qui a été remplacée par le la disco, beaucoup plus politiquement correcte. Ensuite, fini les joyeux fêtards sans cravates (pour les hommes) et sans badge d’accès (le badge d’accès à l’immeuble de PWC). Désormais, la clientèle est triée sur le volet. L’accès est réservé aux employés de PWC, ainsi qu’à leur conjoint pour ceux qui par miracle ont une vie privée.

J’ai tenté de bavarder un peu avec un Auditator affalé au bar, mais comme il était clairement bourré, j’ai abandonné. Surtout qu’apparemment il préférait reluquer les petites auditrices en tailleur qui se trémoussaient sur la techno pour oublier la misère de leur existence. Mais c’est quand Marie-Ségolène est entrée que j’ai compris qu’il fallait que je me casse. Le bar étant tout près des bureaux, il parait même que PWC envisagerait de construire un tunnel d’accès, histoire de le transformer en une espèce de cafèt’ branchée pour ses employés. Parfois, leur culot me fait peur…

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Voici pourquoi vous ne serez jamais auditeur financier dans un big 4 (10 bonnes raisons)

Posté dans Le monde de l'audit le June 14th, 2007

Après les 8 bonnes raisons pour vous enrôler chez les corbeaux en costar noir, voici donc les 10 bonnes raisons pour ne pas nous rejoindre (et de toute façon on ne veut pas de vous):

  1. Parce que franchement, vous valez mieux que ça
  2. Vous avez un vrai diplôme, un de ceux qui vous ouvre toutes les portes. Du coup, pourquoi aller se casser le cul dans l’audit? Bon y a quelques masos qui le font pour 1 an ou 2, sous prétexte que ça fait bien sur le CV…
  3. Vous avez envie que vos parents et vos amis soient fiers de vous
  4. Vous n’aimez pas être détesté
  5. Parce que ça serait tomber bien bas par rapport à vos rêves d’enfants (souvenez-vous l’époque où vous vouliez être astronaute, pompier, pilote de chasse, etc.)
  6. Vous avez une vie de famille, ou projetez d’en avoir une dans peu de temps
  7. Vous n’avez pas envie de perdre tous vos amis, ou du moins pas envie (dans le meilleur des cas) qu’ils se foutent de votre gueule
  8. Parce que vous aimez les métiers clairs, facile à expliquer quand on vous pose la question “Et tu fais quoi dans le vie, sinon?”
  9. Les costars/cravattes vous rappellent trop le temps des examens lors de vos études
  10. Vous êtes quelqu’un de profondément non violent(te).

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Testé pour vous: 365 positions pour pimenter vos jours et vos nuits

Posté dans Vie privée/vie publique le June 12th, 2007

Et oui, ce n’est pas parce que je suis dans l’audit financier que je n’ai pas le droit, moi aussi, de temps en temps, de faire quelques galipettes. Certes, pas facile d’avoir une vie sexuelle quand on mène l’existence misérable d’auditeur financier (lisez tout le blog, vous comprendrez…), mais je dois reconnaître que depuis que je fréquente ce fameux intranet de rencontre dont je vous ai déjà si souvent parlé, les choses vont mieux. Je dors seul moins souvent.

Là où je veux en venir, c’est que tout cela est bien beau, mais à quoi ça sert d’avoir de superbes costars et une BMW flambant neuve si, une fois au lit, on n’assure pas avec la demoiselle ? Hmm ? Je pense n’avoir jamais été pris pour un boulet en matière de galipettes, mais j’ai quand même voulu rafraîchir mes connaissances en investissant dans un livre sympa, j’ai nommé « 365 positions pour pimenter vos jours et vos nuits ».

Dans les 320 pages de ce bouquin tout mignon et hyper coloré, on trouve effectivement quelques centaines de positions ou situations sexuelles qui, m’a foi, ne sont pas pour me déplaire. La mise en page est vraiment marrante et agréable, très colorée. Tellement colorée qu’elle en devient kitch, du moins du point de vue masculin. Par contre les femmes vont adorer. Du coup, n’hésitez pas, Messieurs à le lire accompagné de votre amie, copine, femme, ou simple fuck-friend, et à le leur prêter pour qu’elles révisent… Elles ne diront pas non, vous verrez.

Concernant le contenu, toutes les positions sont classées par saison (printemps, etc. ça c’est encore une idée de femme pour plaire aux femmes…) et se voient attribuées une note de 1 à 3 pour la difficulté, et une note de 1 à 3 étoiles pour le plaisir procuré (ce que l’auteure, qui est une dame, appelle le « plaisiromètre »).

Petit exemple choisi : « Si vos fantasmes jouent à cache-cache, filez dans la salle de bain. Remplissez la baignoire à moitié d’eau chaude et laissez l’eau couler. Agenouillez-vous pour vous retrouver le plus près possible du robinet. Penchez-vous en avant en vous tenant aux rebords de la baignoire pour lui faire de la place derrière vous. Ainsi, il peut rentrer son navire au port tandis qu’en vous aidant de la main, vous faites glisser l’eau entre vos cuisses (une pomme douche flexible est recommandée) ». Niveau de difficulté : 1. Plaisiromètre : *** »

Je le répète, l’auteure est une femme. Ceci explique peut-être le langage souvent imagé et toujours très drôle des descriptifs (« rentrer son navire au port » hum hum…). Ce qui est sûr, c’est que ça plaira à votre copine (pas juste la position en question, mais les descriptifs du bouquin, je veux dire).

Moi en tout cas ça m’a bien servi jusqu’ici. Y a en tous cas de quoi tenir plus d’un an avant d’épuiser toutes les positions décrites, sauf si vous êtes un lapin. On trouve aussi quelques tuyaux et autres conseils toujours bienvenus pour mettre à jour nos connaissances. Seul petit regret : pratiquement pas d’illustrations. Pas grave pour les femmes, qui aiment imaginer dans leur petite tête avec leurs petits neurones, mais plus gênant pour les hommes, dont le caractère plus cromagnionesque et brut de décoffrage demande généralement des bouquins très visuels (l’idéal serait un kamasutra en bandes dessinées, mais bon).

Bref, je vous le conseille. Si ça vous intéresse, on le trouve chez amazon, voyez le lien ci-dessous.

Retour sur: la machine à ticker

Posté dans Le monde de l'audit le June 10th, 2007

Un classique à lire ou relire pour tous nos amis auditeurs (ou les amis des auditeurs, mais c’est plus tiré par les cheveux car les auditeurs ont rarement des amis…): la désormais célèbre machine à ticker, qui cette année a contribué à augmenter encore un peu plus les bénéfices d’un très gros cabinet d’audit de la place Luxembourgeoise.

La concurrence tremble…

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Les 8 bonnes raisons pour travailler dans un big 4 au Luxembourg

Posté dans Le monde de l'audit le June 7th, 2007

Aaah l’audit, c’est notre passion commune, n’est ce pas? (sinon vous ne viendriez pas sur ce blog)
Pour ceux et celles d’entre vous qui ont lu tous les précédents articles, vous êtes sans doute déjà convaincu du beau métier que c’est là. S’il vous manquait juste l’un ou l’autre mini argument pour pouvoir réellement basculer du côté obscur de la finance, en voici une liste:

  1. On est pas trop regardant sur le diplôme des collaborateurs. Ce qui compte, c’est avant tout un “esprit”…
  2. Vous aurez des formations tout le temps, et sur tout. C’est l’occasion de dormir un peu au fonds de la salle.
  3. Vous grimperez vite aux échelons hiérarchiques (et le salaire suivra)
  4. Vous mangerez beaucoup de pizzas après 22h30
  5. Le Luxembourg, c’est un ville mignone, calme, propre et sûre. Et on y parle français.
  6. Vous aurez une bonnes excuse pour porter de beaux costars bien coupés (tant qu’ils sont sombres). En tous cas pour les hommes. Les filles, elles, ont le droit de porter à peu près ce qu’elles veulent (tiens elles la ramènent pas avec l’égalité des sexes, pour une fois…)
  7. Vous apprendrez à parler dans un jargon totalement hermétique aux non initiés (”tickage, confo, post-balance sheet”, etc.) ce qui permet de facilement semer nos interlocuteurs en cours de route si nécessaire (surtout utile avec les comptables)
  8. Si vous êtes brillant, vous trouverez toujours des problèmes à votre mesure à affronter. Si vous êtes nul, vous trouverez toujours un subalterne à qui déléguer les problèmes les plus insurmontables.

Z’attendez quoi pour vous enrôler nous rejoindre au mois de septembre?